L'HAD de la Fondation Saint François fête ses 20 ans !
20 ans, c'est l'âge des expériences et des rencontres.
On avance, on grandit, on construit l'avenir.

Cette année, nous célébrons les 20 ans du service d'Hospitalisation
à Domicile de la Fondation Saint François
Depuis 2006, une équipe d'infirmières, pharmaciens, kinésithérapeute, psychologue, assistant social et professionnels accompagne les patients dans leur parcours de soin et leur quotidien, sur le territoire d'Alsace Nord.
Aujourd'hui, l'Hospitalisation à Domicile, c'est :
- 20 ans de rencontres, d'expériences et de développement
- 20 ans d'engagement, de confiance et de dévouement,
- 20 ans à faire rimer proximité et qualité.

Merci pour ces superbes années d'engagements !
Merci aux équipes, aux partenaires, aux patients et à leurs proches !
Enfin, 20 ans, c'était aussi l'âge de Claudine, lorsqu'elle a commencé à travailler au sein de la Fondation Saint François. A présent cadre du pôle Soins de Proximité et Parcours Ville-Domicile, elle partage son expérience et ses conseils aux futurs aides-soignants et infirmiers. Retrouvez son témoignage ci dessous :
Chers futurs aides-soignants et infirmiers,
Si vous avez choisi ce métier, ce n’est pas un hasard. Vous l’avez choisi pour aider, écouter, prendre soin et être présents lorsque la vie vacille. Être soignant, ce n’est pas seulement maîtriser des gestes techniques ; c’est offrir une présence, un regard rassurant, une parole qui apaise. Et cela, vous l’apprendrez autant sur le terrain qu’à l’école.
En 2004, j’étais à votre place, en fin de cursus en IFSI. Oui, je sais… certains d’entre vous étaient à peine nés ! On me l’a d’ailleurs gentiment rappelé lors d’un job dating l’an dernier.
À cette époque, comme vous peut-être aujourd’hui, j’avais des doutes. Les trois années d’études sont exigeantes : examens ratés, stress des rattrapages, remarques parfois déstabilisantes de certains encadrants. Sur le moment, cela semble insurmontable. Pourtant, avec le recul, je comprends que ces années étaient un entraînement à la réalité du métier.
Car dans votre carrière aussi, vous douterez. Vous manquerez une prise de sang. Vous hésiterez lors d’une pose de VVP. Vous aurez l’impression de ne pas être à la hauteur. Puis un jour, sans même vous en rendre compte, ces gestes deviendront naturels. Ces petites victoires quotidiennes effacent les échecs passés. Elles vous rappellent qu’il faut parfois un deuxième essai, une seconde chance, pour réussir.
En 2003, pour acquérir de l’expérience et financer mes études, j’ai commencé comme aide-soignante au sein de la Fondation. Cette première étape m’a appris une chose essentielle que je vous transmets aujourd’hui : derrière chaque patient, il y a une histoire, une peur, un espoir.
C’est là que j’ai comp
ris que l’écoute et la présence sont aussi importantes que la technique.
Puis j’ai exercé pendant treize ans comme infirmière en chirurgie. J’y ai appris la rigueur, l’organisation, l’endurance. Mais j’y ai surtout appris l’importance du travail en équipe. J’ai traversé des journées intenses, parfois éprouvantes physiquement et émotionnellement. C’est dans ces moments que j’ai compris combien il est vital de parler, de partager ses doutes, de demander de l’aide. On ne porte pas tout seul le poids de ce métier. Et ce n’est pas une faiblesse de le reconnaître ; c’est une force.
Progressivement, je suis devenue encadrante. Transmettre à mon tour m’a fait prendre conscience de la responsabilité que nous avons les uns envers les autres. Lorsque je recroise aujourd’hui d’anciens étudiants devenus collègues, et que je vois leur évolution, j’éprouve une grande fierté. Cela me rappelle que chaque mot d’encouragement, chaque explication patiente, chaque moment pris pour accompagner peut marquer un parcours.
En 2017, j’ai pris la fonction de responsable de service. Cette nouvelle étape m’a appris encore autre chose : prendre soin des autres implique aussi de savoir prendre soin de soi. En vingt-deux ans d’exercice, j’ai rencontré des collègues formidables. Nous avons partagé des larmes, parfois des désaccords, mais surtout des moments de solidarité, de joie et de fous rires. Ce sont ces liens qui nous permettent de tenir dans la durée.
Avec le recul, je peux vous dire que chaque étape — les doutes, les échecs, les réussites, les rencontres — m’a construite. Elles m’ont façonnée comme professionnelle, mais aussi comme personne.
Alors je
vous transmets ces quelques conseils, nourris par mon propre parcours :
- Gardez toujours en tête que derrière chaque soin il y a un être humain.
- Acceptez les doutes comme une étape normale de progression.
- Célébrez les petites réussites.
- Appuyez-vous sur votre équipe.
- Et surtout, prenez soin de vous avec la même attention que celle que vous accordez à vos patients.
Vous avez choisi un métier de cœur. Gardez cette flamme vivante et ne laissez personne l’éteindre. Un jour, à votre tour, vous transmettrez votre expérience à ceux qui commenceront après vous.
Je vous souhaite une très belle route professionnelle. Vous serez, sans le savoir parfois, une lumière pour beaucoup.
Claudine - Cadre de pôle